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Fille de Pub contre théorie des besoins
Publié le 21/06/2008 dans la catégorie Aller plus loin
C’est à la télévision, c’est sur les murs de ma ville, c’est dans ma radio, c’est dans les journaux. J’en ai vu dans les musées ! J’en trouve régulièrement sur Internet. Jusque dans ma boîte mail. Et ça me parle, ça m’adresse la parole, ça ne me lâche pas. Ca devient une saloperie de petite voix dans ma tête. Une voix qui me parle surtout des produits que je devrais adopter, aimer, compulser, payer – pour être un être… Car là est la question.
Mon souci, c’est que j’ai tendance à acheter ces jolies choses qui brillent sous mes yeux. Je n’y pensais pas l’instant d’avant, et soudain, je ne vis que pour les amasser. Il y a un gars, Maslow, qui a professé que les besoins d’estime ne se faisaient jour qu’une fois les besoins physiologiques contentés. J’aimerais que ce monsieur m’explique alors pourquoi, quand j’ai faim et que je rentre dans un super marché, il y a fort à parier pour que je reparte avec un nouveau rouge à lèvres. Et si je n’ai pas assez en poche pour m’acheter le sandwich qui me remplirait l’estomac, il y a de grandes chances pour que je me contente du cosmétique. Pas question d’y renoncer ! Pas à ça ! Non sérieusement, vous y croyez vous à ce truc facile qu’on rabâche aux commerciaux en apprentissage, depuis des lustres. Sors de chez toi camarade citoyen du monde, électeur, lecteur de magazines. Dans nos belles contrées, la misère est moins pénible avec autobronzant ! Et ailleurs ? La misère est-elle moins pénible en nike au soleil partout où t’as pas les moyens du dilemme, l’espérance du choix véritable ? Elle est bien belle, la pyramide de Maslow! Mais elle n’a pas vraiment évolué depuis l’état de nature fictif décrit par Rousseau. Quelqu’un aurait dû lui dire qu’avec l’essor des sociétés modernes, le développement des télécommunications, le décalage entre groupe d’appartenance et groupe de référence, les besoins premiers ne sont plus les besoins primaires. Et il arrive que je préfère comme d’autres moins chanceux prolonger mon jeûne pour satisfaire à un autre besoin et à d’autres désirs. Murray l’a vu, lui qui parle d’acquisition, d’affiliation, de reconnaissance… Et les publicitaires savent bien utiliser les théories de Murray ! En usant de sa classification. Sinon c’est moins… vendeur. Et du coup, les valeurs de la publicité, celles qu’elle m’impose subrepticement comme universelles – la belle affaire ! – s’insinuent petit à petit dans mes valeurs propres. Je deviens un automate nourri à l’illusion de l’autonomie par l’achat, par la conformité. La quête d’une sorte de mise à distance provisoire de mes pulsions révélées par une consommation d’homologation sociale. Vous me suivez là ? Alors pour une fois, je vais peut-être réfléchir avant d’acheter. Qu’est-ce qui me convient vraiment ? Qu’est-ce qui me ressemble vraiment ? Et il ne s’agit pas seulement de choisir entre « rose passion » et « mordoré violent ». Qu’est-ce que je veux être, sous le maquillage, sous l’uniforme ?
Dans quel état j’erre ? Et pas dans quel rayon…

P.S. Dites-moi, le fait que les dernières pubs pour voiture à moteur soient si ringardes, « si bateau » ça doit me rassurer ou m’inquiéter ? Si Freud survolait ce texte, il me ferait gentiment remarquer que sandwich ou rouge à lèvres, on reste dans l’oralité… Est-ce la même pulsion qui conduit à se mesurer la taille du pot d’échappement ?

Camille Costa
 
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12 hommes en colère & Art & Maîtrise du questionnement
Publié le 16/06/2008 dans la catégorie Aller plus loin
12hommesLa contribution de ce film à la "cause" du questionnement et à l'art et la maîtrise du  questionnement est essentielle. Si il existe deux façons de regarder ce film magnifique, nous choisirons de privilégier non pas un regard sur l'amérique sociale du milieu du siècle dernier comme le voulu Sidney Lumet le réalisateur, mais de focaliser notre attention sur le mode et les techniques de questionnement qui sont le support même du scénario. L'avènement de la psychanalyse dans l'amérique de cette époque et dans le travail des auteurs et scénaristes (cf. A. Hitchcock) est pour beaucoup dans la construction, le choix et le style d'écriture de ce film. 
A voir et à revoir Film ref.mgm dvd / 12 hommes en colère / réalisateur Sidney Lumet avec Henri Fonda / durée 1h32 Noir et Blanc.


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"Art & Maîtrise du questionnement"


Jean Luc Avella Bagur
 
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Coaching Coaching Coaching
Publié le 16/06/2008 dans la catégorie Carnets de route

Coaching Coaching CoachingLe mot coaching impacte aujourd'hui avec force notre imaginaire. Les offres de service qui utilisent les mots "coach" ou "coaching" nous assurent répondre à des demandes si diverses, si éloignées des réalités de l'accompagnement, et parfois si "exotiques" que j'entends désormais souvent la question : mais dites moi, vous faîtes du coaching de quoi exactement ? L'apparition de cette multitude répond à des demandes ayant comme dénominateurs communs la dilution voire la disparition totale du facteur humain dans les échanges marchands et l'utilisation opportuniste par le marketing de cette carence pour survendre d'un coté le produit, le service, de l'autre le mode d'emploi. Vous avez, dans un domaine considéré qui sortirait du champ de vos compétences actuelles, besoin de conseils, d'explications, d'un éclairage, d'être tout simplement guidé, vous n'êtes plus seul. Désormais, les spécialistes parfois à peine formés, les vidéos salvatrices, les cours multimédia, les magazines, les sites spécialisés, les hot line surtaxées, sont vos meilleurs amis.
Le décorateur rebaptisé "coach déco" vous conseillera pour décorer votre intérieur, le coach poker vous évitera de vous faire ratisser, le coach en relooking saura vous rhabiller. Vous passez votre permis, vous souhaitez offrir un bouquet de fleurs, prendre des vacances, dire non à vos enfants, changer de costume, faire de la plomberie, du sport… il y a certainement un pseudo coach pour chaque demande. Et si vous lisiez un livre, si vous vous cultiviez, et pire encore, si vous téléphoniez à un ami, un parent, un collègue… là j'exagère assurément.

Jean Luc Avella Bagur

 
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Coaching d'été
Publié le 11/06/2008 dans la catégorie Carnets de route

« Quel est ce défaut chez vous qui fait craquer les hommes (les femmes)? », « quel genre d’homme (de femme) êtes-vous ? »,  ou même « que fuyez-vous le plus ? », autant de questions, existentielles of course, auxquelles nous allons pouvoir répondre tout l’été grâce à nos magazines préférés.  À cette période de l’année, allongés sur nos serviettes, les pieds dans l’eau, le ventre bronzé et la tête dans le sable, c’est bien connu tout nous pousse à la découverte de notre Moi profond. Nous voici prêts, enfin, à nous connaître nous-mêmes.
Nous-mêmes ? Oui, mais avec l’aide de notre magazine préféré, bien plus divertissant avouons-le qu’un bonhomme vous interrogeant pendant des heures. Entre le nouveau it-bag de l’été et la bobine de mon coach perso, il n’y a pas photo ! À l’inverse du coach qui tente de m’accompagner vers l’apprentissage de mon autonomie, le magazine me prend par la main, lui au moins me comprend, il ne me « force » pas à trouver seule la solution, à bosser sur moi pour être moi : à peine la question posée, il y répond. Rouge ou bleu mon maillot ? Merci magazine adoré.
Voilà ! J’ai compté mes A, mes B et mes C, je sais enfin à quelle catégorie j’appartiens. Si je suis ces fabuleux conseils, à moi la vie parfaite, normée, saine et équilibrée. Tiens ! Comme celle de la fille sur la couverture ! Je tourne la page et hop, un nouveau test, celui-ci va me dire pour quel métier je suis fait(e), qu’elle la meilleure position pour jouïr bronzée, comment tromper mon mec pour rester dans la norme, si je suis tendance écolo citoyenne période commerce équitable ou théorie Gaïa, pourquoi je dois être éthique /ethnique avec des fringues à 2500 € l’ensemble… (il m’en faut bien 3 ou 4 pour l’été).
Dis, tu crois qu’on est ce qu’on m’a dit que j’étais… ?
Qui a dit, déjà, qu’on se colle des étiquettes comme autant de sparadraps sur les doigts?

Ariane Salaun

 
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Le coach et le philosophe
Publié le 10/06/2008 dans la catégorie Carnets de route
« Parmi les choses, les une dépendent de nous, les autres n’en dépendent pas… »
Epictète – manuel

Les choses qui dépendent de nous sont nos actions, nos pensées, nos opinions, nos aversions, nos tendances, nos désirs, nos inclinations… en cela nous héritons directement des stoïciens.
M'attacher aux choses qui sont de mon ressort, celles qui dépendent de moi, suppose que je les connaisse pour les aborder de façon rationnelle. (au plan de la raison)
Les connaître c'est prendre la mesure de ma réalité, d'un monde qui est le mien.
Agir à la place où je me trouve en ayant conscience de mes buts, des implications de mes actions et de mes choix, peut concourir à une harmonie plus générale.
Cela nous renvoie au principe de responsabilité cher à Epictète.
"je ne suis libre qu'en devenant (condition) responsable" cette pensée est un des fondement de la pensée libérale.

Chez les stoïciens, dans le "désirer ce que je peux atteindre" l'imagination n'est pas refusée mais juste mise à distance au nom du principe de réalité. Dans ce condensé de matérialisme il y a clairement une modernité très orienté solution.
Ce sens de la mesure réaliste et utile, cette "modestie" originelle, ne nous affecte pas de la même façon. Au nom du même principe j'économise ma propre énergie et renforce ma confiance et ma motivation à travailler sur ma réalité, à faire parler mes talents.

Notre questionnement intérieur au bénéfice de la clarification de nos valeurs, de nos limites, de nos critères…. suspend notre prétention à une réponse définitive, il nous engage à chercher encore en se dépassant (dépend de nous, ne dépend pas…?). Cette vertu toute stoïcienne du questionnement qui m'oblige à découvrir en moi des réponses dans le mouvement est la condition du chercheur. En cela aussi il y a une modernité. Et là ça dépend vraiment de nous.

Ainsi nous conduisons véritablement nos changements intérieurs pour nous ouvrir d'autres possibles.
Quand je mets ainsi une claque à Epictète, libéré que je suis de la tutelle divine,  je repousse et renforce mes limites pour élargir le champ de ce qui dépend de moi. Ce que je peux avec raison atteindre. Je deviens libre non seulement en n'étant pas affecté par l'opinion que j'ai (au contraire d'Epictète) de ce qui m'arrive, mais aussi parce que je perçois cette liberté qui est en moi en élargissant mon champ de conscience. Ca aussi ça dépend de moi.


Il y a chez les stoïciens une idée de maîtrise limitée à sa propre condition humaine. "C'est mon destin". Il n'y a pas d'idée de révolte, il faut se réaliser là où l'on est et pas là où on s'imagine qu'on pourrait être. Il y a une folie de la raison.
Les choses qui ne dépendent pas de nous, sont pour les stoïciens le corps, les biens, la richesse, les autres, la réputation, le pouvoir, les événements, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions, toutes les œuvres qui ne nous appartiennent pas. S'agissant du sportif olympique comme du philosophe ils considèrent que l'on peut être "couronné" à la condition de mesurer et d'accepter tout ce qui précède et tout ce qui suit. Mesurer les implications d'un désir pour ne pas connaître l'humiliation du désir refoulé, le contraignant à se rejouer ailleurs, dans l'inconscient peut-être. Mais leur ascétisme et leur tempérance est castratrice, et on traîne cela depuis pas mal de temps.

Ce qui ne dépend pas de nous, dépend tout de même de nous.
Notre battement d'aile de papillon dépend de nous.
Faire comme l'oiseau de l'incendie, notre part, dépend de nous.
Transmettre le virus du positif en imaginant un autre demain dépend de nous.
Résister et ne pas toujours accepter ce qui arrive, dépend de nous
Participer à l'intelligence collective pour permettre d'imaginer le changement, dépend de nous.
Etre créatif pour repousser nos limites et explorer nos propres champs, (suspect chez Epictète comme chez Platon) cela dépend de nous.
Accepter d'aider l'autre en payant le prix, cela dépend de nous.
Préserver voltaire et rousseau, rêver, créer, imaginer et faire en repoussant toujours nos limites, cela dépend de nous.

Jean Luc Avella Bagur
 
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Négociation sur le stress au travail
Publié le 09/04/2008 dans la catégorie Gestion du Stress
Négociation sur le stress au travail : les partenaires sociaux veulent aboutir rapidement
[ 08/04/08  ]
Patronat et syndicats ont ouvert, hier, une négociation sur le stress au travail, avec une obligation de résultat puisqu'il s'agit de décliner un accord signé en octobre 2004 entre partenaires sociaux européens.
La première séance de négociation sur le stress aura, comme d'habitude, été une mise en jambes. Elle a en effet consisté à arrêter une méthode de travail et un calendrier - trois réunions sont programmées, les 5 mai, 4 juin et 2 juillet. Tout le monde semble s'accorder au moins sur un point : il n'est pas question de renouveler l'expérience de la négociation sur la pénibilité qui piétine depuis trois ans et devrait s'achever d'ici à la fin du mois sur un constat d'échec.
Il est vrai que, plus encore que sur d'autres sujets, patronat et syndicats ont cette fois-ci une obligation de réussite s'ils veulent être crédibles lorsqu'ils affirment leur légitimité en matière de droit social. Il va s'agir en effet de décliner dans l'Hexagone et même, affirment-ils, d'aller « plus loin » que l'accord-cadre sur le stress au travail conclu en octobre 2004 entre la Confédération européenne des syndicats et BusinessEurop (le patronat européen).
Il a cependant fallu attendre que l'Etat se décide à jouer son rôle d'aiguillon pour que les discussions démarrent enfin, une rencontre programmée fin novembre ayant été reportée (« Les Echos » du 5 avril).
« Une prise de conscience »
Paradoxalement, le retard pris a été « salutaire », note un syndicaliste. La médiatisation de nombreux suicides au travail, en particulier dans l'industrie auto- mobile, a mis la question des « risques psychosociaux » sur le devant de la scène. « Il y a eu une prise de conscience, le Medef n'est plus dans le déni », note-t-on à la CGT, où l'on insiste sur la double dimension de la question : les conséquences du stress pour les salariés, mais aussi sur l'efficacité économique des entreprises.
Les partenaires sociaux se sont accordés, hier, pour dire que cette négociation doit notamment leur permettre de discuter des indicateurs de stress, d'une définition de ce phénomène et des mesures de prévention à mettre en place. Mais les discussions ne seront pas faciles. Certes, l'enjeu financier n'est pas le même que pour la pénibilité. Mais « on va se heurter sur les méthodes de management et d'organisation du travail », prédit Jean-Marc Bilquez, secrétaire confédéral de Force ouvrière. Des questions dont les directions d'entreprise sont très soucieuses de conserver la maîtrise, déjà écornée par la montée des exigences d'hygiène et de sécurité au travail.
Il a été décidé, hier, que les organisations syndicales proposeront des amendements à l'accord-cadre européen d'ici à la fin de la semaine. Le patronat devra fournir un nouveau texte, intégrant certains d'entre eux, le 5 mai.

Source "les Echos"

L. DE C

 
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Les partenaires sociaux s'attaquent au stress au travail
Publié le 09/04/2008 dans la catégorie Gestion du Stress
Les partenaires sociaux s'attaquent au stress au travail
[ 07/04/08  ]

Trois ans et demi après l'élaboration par la Confédération européenne des syndicats et BusinessEurop d'un accord cadre sur le stress au travail, syndicats et patronat français ouvrent aujourd'hui le dossier sous la pression des pouvoirs publics.
Avant de se retrouver, mercredi et jeudi, pour une ultime séance de négociation sur la représentativité syndicale et leur financement, les partenaires sociaux français se retrouvent ce matin pour ouvrir un nouveau dossier : celui du stress au travail. C'est l'un des rares sujets sur lesquels la Confédération européenne des syndicats et Business- Europ aient réussi à trouver un compromis. Mais patronat et syndicats français ont marqué peu d'empressement pour décliner en droit français l'accord-cadre d'octobre 2004, qui devait être transposé initialement dans les pays de l'Union dans les trois ans, sans que les pouvoirs publics hexagonaux y trouvent à redire.
Un indicateur global
Mais la médiatisation de la multiplication des suicides au travail dans l'industrie automobile, en particulier chez Renault et chez PSA, a remis le dossier sur le haut de la pile, pointant la responsabilité des nouvelles organisations du travail dans le phénomène. En octobre 2008, lors de la conférence sur les conditions de travail, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a demandé au patronat et aux syndicats l'ouverture d'une négociation, alors que, prévue au départ le 13 novembre, celle-ci avait été repoussée à la suite de l'affaire de l'UIMM.
La discussion qui démarre aujourd'hui devra prendre en compte les conclusions d'un rapport sur les risques psycho-sociaux commandé à l'occasion de cette conférence et qui a été remis au ministre le 12 mars. Il propose notamment la construction d'un indicateur global du stress professionnel en France d'ici à début 2009 sous l'égide de l'Insee et Xavier Bertrand a évoqué l'instauration d'une obligation de négocier dans les branches où son taux serait trop élevé. Il n'a en outre pas exclu à terme la mise en place d'un système de bonus-malus en fonction des politiques de gestion du stress mises en place par les entreprises, au grand dam du patronat.
Le Bureau international du travail évalue jusqu'à 3 % à 4 % du PIB des pays industrialisés le coût économique du stress (en arrêts maladie, médicaments, perte de productivité...), soit pour la France « quelque 60 milliards d'euros », selon Xavier Bertrand et selon une étude de 2004 de l'assurance-maladie, il serait la cause d'un quart des arrêts de travail de deux à quatre mois.

Source "les Echos"

L. DE C.

 
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Les syndicats mettent en cause l'organisation du travail
Publié le 09/04/2008 dans la catégorie Gestion du Stress
Stress au travail: les syndicats mettent en cause l'organisation du travail
PARIS (AFP) - 07/04/2008 17h50

Les partenaires sociaux ont entamé lundi au Medef des négociations sur le stress au travail, enjeu primordial pour les entreprises et les salariés selon les syndicats qui ont mis en cause l'organisation du travail comme responsable du stress.
Patronat et syndicats se sont mis d'accord sur trois nouvelles dates de réunion, les 5 mai, 4 juin, et 2 juillet.
La négociation est notamment destinée à transcrire en droit français un accord-cadre européen sur le sujet, mais les partenaires sociaux veulent aller "plus loin" que cet accord, signé en 2004.
C'est aussi le souhait du ministre du Travail Xavier Bertrand, qui a pressé les partenaires sociaux d'aller s'ils le peuvent "au delà" de la simple transposition européenne.
Syndicats et patronat vont négocier sur la base d'une traduction du texte européen proposée par la CES (Confédération européenne des syndicats), à laquelle les organisations syndicales proposeront des amendements d'ici la fin de la semaine.
Le patronat fournira un nouveau texte lors de la prochaine séance.
Tous les partenaires sociaux se sont accordés pour dire que cette négociation doit notamment leur permettre de discuter des indicateurs de stress, d'une définition de ce phénomène, et des mesures de prévention à mettre en place.
Pour Daniel Prada (CGT), la négociation devra aboutir à "un accord normatif qui s'applique dans toutes les entreprises". Selon lui, il ne s'agit pas de s'intéresser à la gestion du stress, mais à "la supression du stress, dès lors que les causes auront été identifiées".
Jean-Marc Bilquez (FO) veut "dépasser" l'accord européen pour "inventer des systèmes et des outils de prévention", et souligner la responsabilité des "nouvelles formes de management et d'organisation du travail, qui isolent les individus".
Pour la CFDT, Jean-Louis Malys a souhaité faire entrer dans la négociation "la nécessité d'un droit d'alerte pour les salariés, ou d'actions de prévention des conditions de travail dans les PME-TPE".
Ces sujets doivent déjà faire l'objet de futures négociations avec le patronat, décidées à la suite d'une conférence Etat-patronat-syndicats sur les conditions de travail en octobre 2007.
Pour Bernard Salengro (CFE-CGC), le stress doit être reconnu comme maladie professionnelle.
Joseph Thouvenel (CFTC), qui a trouvé la partie patronale "visiblement assez ouverte", a demandé que "la conciliation vie familiale-vie professionnelle", soit également reconnue comme source de stress pour les salariés quand elle se passe mal.
Il a également souhaité que la négociation intègre la transcription d'un autre accord européen, signé en avril 2007, sur le harcèlement et la violence au travail.
Une approche à laquelle n'est pas opposé Jean-René Buisson, chef de file du patronat (Medef), qui a évoqué un "lien assez direct" entre ces sujets.
Par contre, "l'objectif de la négociation n'est pas de parler de réparation" du stress, ni même de "revisiter le Code du travail", en parlant par exemple de temps de travail, a-t-il prévenu.
Par ailleurs, les syndicats ont indiqué que la négociation devrait intégrer des éléments du rapport Nasse-Légeron sur le stress au travail, rendu en mars au ministre, et qui préconise la mise en place d'une grande enquête annuelle.
 
Xavier Bertrand a déjà fait sienne cette recommandation, et a soumis l'idée de négociations obligatoires pour les branches où le stress au travail serait le plus élevé.
© 2008 AFP

 
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