Nous avons une chance extraordinaire. L'uniformité nous est étrangère. Par une inclination toute particulière, un trait connu de nous depuis l'antiquité, nous faisons dans l'opulence, nous fuyons la rareté, nous sommes généreux; débordant de ressources et d'idées, de tribus, de courants, d'écoles, de partis, d'accords et de désaccords, de syndicats, d'associations, de fédérations. Nous questionnons avec ardeur l'appartenance au-delà de notre identité. Nous questionnons jusqu'à la caricature notre représentativité. Il y aura au train ou vont les choses autant de fédérations professionnelles de coaching que de coachs en activité. Cela pourrait-il être un signe d'ardeur juvénile. Serait-ce la marque de nos capacités cognitives hors du commun? Faudrait-il l'appréhender au son de la Marseillaise, idéalisant notre amour de liberté chérie. Comme le communisme jadis soluble dans la vodka, redoutons-nous d'être un jour dilués dans l'ennui? Quels gens pourraient bien avoir l'outrecuidance de prétendre nous bien représenter? Il y a du bien bon dans cette profusion. Elle est salutaire. Elle est souvent nécessaire. C'est un mouvement, une dynamique, un renouvellement, une liberté de pensée, de croire et d'entreprendre. Doit-on y déceler des renflements d'ego, des jeux d'influence, des tentations de captations d'affaires, des petits arrangements entre amis, de la communication personnelle ou professionnelle à bon compte, ou toute autre chose encore? Allez savoir
Jean Luc Avella Bagur |