Qui m'a dit récemment que le coaching était un beau métier? C'est un véritable métier et collectivement une profession en devenir non encore structurée.
Figurez-vous qu'il existe une "attitude coach". Il parait que de s'affubler de ce distinctif entre volatiles de la même espèce est un important signe de reconnaissance. C'est tellement bon de délivrer magnanime ce permis d'être prétendument moralement conforme et /ou semblable comme un permis d'exister, ce droit corporatiste à faire parti de ceux qui savent et ceux qui sont, les grands "sachants" et les grands "étants". Et puis à tout prendre cela flatte l'ego de rencontrer le congénère qui vous renverra le compliment. Donc avant d'être coach ou d'entreprendre de le devenir, vous n'étiez humainement pas grand chose. Pouviez vous être cohérent, franc, ouvert, lucide, respectueux de l'autre, conscient de vos besoins et de votre potentiels? Aviez-vous une chance d'être positif, créatif, bienveillant, tourné vers les autres et à l'écoute de vos émotions, assertif, résilient, simplement bien dans vos baskets? Vous pouvez en douter sérieusement car seules désormais des personnes autorisées, l'air entendu, pénétrées, inspirées et détentrices du savoir vous octroient onctueusement des bénédictions de "coachitude" avancée.
Bon d'accord ils ont eux aussi assisté à une des nombreuses prestations de robert Dilts (cela ne mange pas de pain de sortir oncle bob ou oncle richard et cela fait parfois recette) mais de là à avoir une révélation sur la "coachitude" des autres... Le danger à s'autoproclamer seul défenseur de la foi ultime, c'est l'inquisition. D'aucun lui trouve un coté pratique pour éliminer la concurrence et s'autoriser à exister comme donneur de LA de cette bien belle profession.
Jean Luc Avella Bagur |